Je danse sur un fil et pour ne pas tomber
J’ouvre mes larges ailes comme un grand échassier
Je glisse alors mes pieds en pointe rose tendre
Et j’avance en traînant car je voudrais entendre
La chanson du vent sous le ciel printanier,
Tout ce qui vole et passe en tourbillon léger,
Les mouches et les frelons en vêtements dorés,
Le frémissement de l’eau quand survient l’alizé,
Toutes les sources fraîches du début de l’été.
Et je me cambre, frêle, et pose mes talons
Sur la dernière marche d’un immense escalier
Ou je finis ma danse, saluant l’escadron
D’une armée verte encore de futurs papillons.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire