Je veux fermer la porte au monde de travers,
Au monde qui se plaît à tourner à l’envers.
Chez moi, vous allez voir, c’est l’envers du décor,
Car on y vit les heures en secondes record.
Tous les petits bonheurs repoussent au printemps,
Mais, pour les cas urgents, ils enchaînent et fabriquent
Une once de plaisir, des instants magnifiques,
Une machinerie volante à gommer les soucis,
Des montagnes d’idées à effacer la peur,
Des jolis trompes l’œil qui empêchent les pleurs.
Et j’ai planté chez moi des petits artifices,
Qui, sous le vent du soir jettent des maléfices
Aux démons inquiétants et brident leurs malices.
Je suis le lendemain de veilles fantastiques,
Le futur m’accompagne et meurt dans le désert
Quand l’espoir se ternit de pensées trop obscures.
Alors j’efface tout les vilains stratagèmes
Des empêcheurs de rire qui boudent les plaisirs.
Je ne veux pas que mon cœur s’attarde à trop penser,
Je veux juste être riche de fraîcheur et d’entrain,
La vie est bien trop courte pour attendre demain.
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