samedi 8 janvier 2022

ASTRID.


Je veux fermer la porte au monde de travers,

Au monde qui se plaît à tourner à l’envers.

Chez moi, vous allez voir, c’est l’envers du décor, 

Car on y vit les  heures en secondes record.

Tous les petits bonheurs repoussent au printemps, 

Mais, pour les cas urgents, ils enchaînent et fabriquent 

Une once de plaisir, des instants magnifiques,

Une machinerie volante à gommer les soucis, 

Des montagnes d’idées à effacer la peur, 

Des jolis trompes l’œil qui empêchent les pleurs.

Et j’ai planté chez moi des petits artifices,

Qui, sous le vent du soir jettent des maléfices 

Aux démons inquiétants et brident leurs malices.

Je suis le lendemain de veilles fantastiques,

Le futur m’accompagne et meurt dans le désert

Quand l’espoir se ternit de pensées trop obscures.

Alors j’efface tout les vilains stratagèmes 

Des empêcheurs de rire qui boudent les plaisirs.

Je ne veux pas que mon cœur s’attarde à trop penser, 

Je veux juste être riche de fraîcheur et d’entrain,

La vie est bien trop courte pour attendre demain.


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