Inutile de
miauler dans toute la contrée
Me voici,
me voilà, à quoi bon s’affoler
J’ai ramené
les chiens qui s’étaient attitrés
La chienne
des voisins et voulaient convoler.
Je sais ma
mie, je sais, combien tu es inquiète
Chaque fois
que je sors me promener un peu
Tu songes
aux accidents et à ces pauvres bêtes
Qui passent
sous les roues des chauffeurs dangereux.
Mais Oscar
et julot étaient sortis en douce
Pour fêter
la st Jean à des chiennes lascives
Et il n’est
pas question qu’ils dérogent d’un pouce
Les règles
imposées ou bien qu’ils récidivent.
Ils ont
tant fait la noce qu’ils dorment à moitié
Et sitôt
qu’ils m’ont vu, ils n’ont pas hésité
A rentrer
au bercail, et m’ont dit, par pitié
De dire la
vérité qu’en en cas de nécessité.
Me voici au
complet, et compte festoyer
Avec toi,
avec eux, enfin, s’ils sont en forme
Allons, ma
mie, allons, cesse de me foudroyer
Car je
n’aime que toi et mon cœur est énorme.

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