Adèle
se maintient à peine sur ses pieds.
Elle
couve des yeux cet homme aux cheveux blancs
Qui
se penche vers elle. Enfin elle s’assied.
Elle
songe à son amour, son merveilleux galant.
Ma
mie, je vous assure n’avoir aimé que vous,
Dit
ce vieux gentilhomme au teint de porcelaine.
Je
n’ai jamais manqué le moindre rendez-vous
Vous
régniez sur mon cœur, ma belle souveraine.
Je
ne sais rien de vous que vous m’ayez conté
Et
n’ai rien écouté que vous n’ayez pas su.
Car
je suis un peu vous, ma gracieuse moitié
Pris
au piège d’amour souvent à mon insu.
Adèle,
mon tourment, ma mie de chaque jour
Je
vous couve des yeux dans ce ciel enflammé,
Je
veux que ces instants subliment notre amour
Enfin,
je vous adore comme vous m’avez aimé.
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