samedi 30 décembre 2017

Les nobliaux. dessin Galane 2009.


Adèle se maintient à peine sur ses pieds.
Elle couve des yeux cet homme aux cheveux blancs
Qui se penche vers elle. Enfin elle s’assied.
Elle songe à son amour, son merveilleux galant.

Ma mie, je vous assure n’avoir aimé que vous,
Dit ce vieux gentilhomme au teint de porcelaine.
Je n’ai jamais manqué le moindre rendez-vous
Vous régniez sur mon cœur, ma belle souveraine.

Je ne sais rien de vous que vous m’ayez conté
Et n’ai rien écouté que vous n’ayez pas su.
Car je suis un peu vous, ma gracieuse moitié
Pris au piège d’amour souvent à mon insu.

Adèle, mon tourment, ma mie de chaque jour
Je vous couve des yeux dans ce ciel enflammé,
Je veux que ces instants subliment notre amour
Enfin, je vous adore comme vous m’avez aimé.




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