Le corbeau noir se vêt de
robes violentes
Et ses plumes de jais
enserrent le poitrail
Qui se gonfle en jasant de
façon imprudente.
Sans doute est-il ici pour un
sombre travail.
Holà, ma belle amie, dit
l’oiseau de malheur,
Je te tiens compagnie, pour
te dire des secrets.
Approche un peu plus près, et
surtout, n’aie pas peur
Ta pâleur m’offusque à donner
des regrets.
Que crois tu dit cette âme,
aux yeux écarquillés,
J’ai senti depuis peu le
souffle de tes mots
Et ton haleine courte, à
peine maquillée,
Est source de chaos et de
fumeux complots.
Je vois bien dans le ciel les
tornades de feu
Qui tourmentent les cœurs et
brûlent l’intérieur
De la chair et des os pour un
dernier adieu,
Comme si la vie cédait au
dieu triomphateur.
Laisse moi retenir les
rumeurs plus joyeuses
Qui ont fardé ma vie, embelli
mes humeurs.
Je ne veux pas sombrer dans
la serre victorieuse
Qui m’oblige à vouloir
oublier les bonheurs.
Les arbres charbonneux, amaigris
abandonnent
Aux Cassandres de plume leurs
bras désordonnés
Ils exhalent la sève que
l’écorce emprisonne
Pour étancher la soif des
esprits bâillonnés.
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