Raconte moi, maman, comment
tu as trouvé
La force d’oublier et ton père
et ta mère.
Dis moi les mots qu’il faut,
une fois achevé
Le deuil monumental,
douloureux et amer.
J’ai mal à mon bonheur et mes
rires d’enfant
Et de ne plus savoir la
couleur de tes yeux,
De perdre la saveur des
moments importants,
Quand la mémoire efface nos
rires et nos jeux.
J’ai mal à ta gaité et ta
force de vivre
À ton talent d’amour
protecteur et sensible.
Je ne souhaite pas qu’un jour
on me délivre
Des souvenirs anciens, qu’on
les rende Impossible.
Tu lisais nos secrets comme
on lit dans un livre
Respectant nos émois, alors
que tu savais.
Sans troubler nos tourments de
jeunesse un peu ivre,
Toi seule pouvais comprendre ce
qui nous arrivait.
Aujourd’hui quand je veux
prolonger ces instants
Je n’ai qu’à me pencher sur
ton cœur assoupi,
Je flâne dans nos vies tout
en te promettant
De distraire ma pensée pour gagner
du répit.
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